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1281 A.A - Siobhan de Cimmérie

A cette époque la Cimmérie toute entière était déchirée par les guerres de clans et les luttes familiales. Au nord, les incursions Vanirs se multipliaient de jours en jours. A chacun de leurs raids, les barbares aux cheveux rouges allaient frapper toujours plus profondément dans les terres cimmériennes. Les hommes du Vanaheim dominaient déjà les versants sud des montagnes Eglophiennes, la Gorge des Jambes Brisées avait été mise à feu et à sang et plusieurs clans s'étaient vu décimés ou réduits en esclavage.
Siobhan, fille de Raegan, chef du clan du Loup, venait de voir les siens massacrés devant ses yeux alors qu'ils tentaient de protéger leur village contre les assauts des hordes hurlantes.
Elle venait à peine d'avoir 18 ans.
Elle avait participé au combat, projetant sa rage dans la bataille. Son épée d’acier bleu avait semé la mort dans les rangs ennemis, tranchants les membres et les têtes, fendant les boucliers et les armures. Elle finit comme ses frères par ployer sous le nombre et fut laissée pour morte, étendue sur le champ de bataille, le corps lardé de dizaines de blessures.

Lorsque les pilleurs Vanirs se retirèrent enfin, Siobhan pleura longuement sur les dépouilles des siens. Les clans devaient s’unir comme par le passé et se préparer à la guerre ! Elle fit route vers le sud et rejoignit après une dizaine de jours de voyage le clan de son oncle Fearghus. Ce dernier, frère de Raegan, était respecté et craint par tous les chefs aux alentours. Raegan étant mort, lui seul avait désormais suffisamment de pouvoir et d’influence pour fédérer les clans. Le conseil devait se tenir au Champ des Chefs, à la pierre dressée, d’ici quelques lunes. Siobhan espérait bien que Fearghus prendrait la parole en son nom et réclamerait vengeance pour Raegan.
Mais Fearghus ne l’entendait pas de cette oreille. Avide de pouvoir et réjouit d’être enfin débarrassé du frère qui lui faisait ombrage, il entrevit l’opportunité d’une alliance entre son clan et les Vanirs. Une alliance qui ferait de lui un homme puissant et lui donnerait un ascendant décisif sur les clans du sud encore divisés. Habile manipulateur, Fearghus parvint à discréditer Siobhan lors du conseil des chefs.
Jamais les Vanirs ne pourraient représenter une réelle menace pour le peuple Cimmérien, guerriers farouches et fiers. Il déclara que Siobhan était aveuglée par son désir de vengeance, que les hommes du Nord ne se livraient qu’à de simples pillages à la frontière et qu’en aucun cas il ne s’agissait de forces conquérantes.
Furieuse et ne pouvant supporter les paroles de son oncle, la jeune guerrière s’était emportée, et avait dégainé son arme. Un affront sans commune mesure au sein de ce lieu hautement sacré qu’était celui du Champ des Chefs.
Elle fut maîtrisée assez rapidement et, accablée par des accusations mensongères proférées par Fearghus, eu le droit à un procès expéditif.
Les chefs de clans la condamnèrent à l’exil et Siobhan partit se réfugier dans les cités-état des Royaumes Frontaliers où allait débuter pour elle un bien plus long voyage …



1282-1285 A.A – La naissance des Loups

Guerrière hors pair et dotée d’un charisme fabuleux, Siobhan s’imposa rapidement au sein d’une petite unité de mercenaires qui opérait dans les Royaumes Frontaliers.
Certains prétendaient qu’elle avait un don pour conduire les hommes à la bataille, qu’elle savait faire ressortir le meilleur de chacun et leur redonner force et courage même dans les pires situations. C’est à la tête d’une petite centaine d’hommes que la jeune Cimmérienne connu ses premières victoires. Les «Loups» de Siobhan étaient de toutes les batailles, de tous les conflits. Ils participèrent à un coup d’état dans une cité du sud puis décidèrent de quitter les Royaumes pour s’engager en Némédie où les attendait fortune et gloire.

C’est dans ces terres rivales de l’Aquilonie que Siobhan rencontra Kadraan Gor, jeune guerrier farouche au caractère bien trempé. Une solide amitié se noua rapidement entre les deux combattants. Ils étaient de la même veine, forgés dans le même acier. Meneur d’homme accompli, Kadraan devint vite le premier lieutenant de Siobhan à la tête des « Loups ». Ensemble, ils fondirent vers le sud pour la Route des Rois où ils sévirent pendant plusieurs mois, devenant une véritable plaie pour les caravanes d’esclavagistes qui remontaient de l’Est depuis le royaume de Turan.

Siobhan abhorrait en effet ces asservisseurs d’hommes et leur livrait une guerre sans merci. Elle proposait ensuite aux esclaves libérés de partir libres avec un petit pécule prélevé sur la prise ou d’intégrer son armée. Les « Loups de Siobhan » prenaient de l’ampleur, jour après jours des combattants de tous horizons venaient grossir leurs rangs.
Déclarés hors la loi par le roi de Némédie et pris en chasse par l’armée régulière, Siobhan et ses hommes se replièrent en Aquilonie avant de remonter vers le Nord sur la frontière Cimmérienne.
La jeune femme n’avait jamais perdu son objectif de vue: Libérer ses terres et aller porter la guerre au Vanaheim.
Cette traversée d’Aquilonie jusqu’aux plaines de Cimmérie fut riche en aventures et en rebondissements. Elle fut marquée notamment par l’arrivée au sein des « Loups » de plusieurs illustres personnages qui allaient laisser une empreinte indélébile dans l’histoire de la compagnie. La mystérieuse Nekhset de Stygie aux pouvoirs terrifiants et la flamboyante Nélvéa qui semblait pouvoir parler aux éléments comptaient parmi eux. C’est accompagnée de plus de deux mille hommes que Siobhan de Cimmérie re-foula enfin la terre qui l’avait vu naître.



1285-1288 A.A – Les Loups du Vanaheim

Si la situation politique n’avait guère évoluée au sud de la Cimmérie, l’extrême nord, lui, était en proie à des affrontements sans merci. Des clans s’étaient fédérés pour contrer les avancées Vanirs mais la lutte semblait désespérée et ils combattaient contre un ennemi bien supérieur en nombre. Fearghus s’était allié aux barbares du Vanaheim, leur promettant des terres, des richesses et des esclaves. Plusieurs autres chefs cimmériens s’étaient pliés à sa domination et engageaient leurs clans à ses côtés dans les guerres territoriales qui les opposaient à leurs frères de sangs.

Peu organisés, les clans qui osaient encore faire barrage aux velléités conquérantes de Fearghus et des hommes du Nords étaient rapidement balayés ou asservis.
Il ne fut pas aisé à Siobhan de convaincre certains clans du sud de venir combattre à ses côtés. On lui reprocha dans un premier temps sa nature de femme et on l’accusa d’avoir mené une armée d’étrangers sur la terre de ses ancêtres. La présence de nombreux cimmériens pure souche au sein des « Loups » et les discours enflammés de la princesse barbare finir néanmoins par faire tomber les réticences. Siobhan avait une cause à défendre, une vengeance à assouvir. Son charisme et sa prestance extraordinaire suffirent à convaincre certains des plus sages et des plus influents.

Les Loups remontèrent vers le nord renforcés par la présence de près de 1500 guerriers Cimmériens.
Une bataille sanglante se tint aux confins de la vallée de Conall. Pendant plusieurs jours les forces de Siobhan combattirent sans relâche les troupes de Fearghus et de ses alliés, acculant un peu plus l’ennemi jour après jours. A l’aube du cinquième, la guerrière effectua une percée accompagnée de ces plus fidèles compagnons. Elle débusqua son oncle et lui tranchât la tête après un duel expéditif. Le clan des Loups pouvait enfin retrouver sa dignité.
Les Vanirs survivants s’étaient repliés dans les passes Eglophiennes pour rejoindre le Vanaheim. Un mois après la terrible bataille qui avait ensanglanté les terres du nord de la Cimmérie, Sobhian s’y engagea à son tour avec son armée et ainsi débuta la plus importante campagne jamais réalisée dans les terres glacées et hostiles du Vanaheim.

Les Loups du Vanaheim, comme on les appela dès lors, y combattirent pendant presque deux ans.

Les récits restent vagues sur ce qui se passa réellement durant cette période. On dit que les Loups du Vanaheim progressèrent très profondément dans les territoires gelés. Qu’ils balayèrent des coalitions Vanirs et durent affronter des forces obscures et des démons défiant l’imagination. Des êtres si terrifiants qu’ils pouvaient pétrifier les cœurs des hommes d’un seul regard ou geler une unité entière d’un simple geste de la main. Les batailles qui se livrèrent là bas furent titanesques et trop peu d’hommes survécurent à cette épopée sanglante pour pouvoir en conter l’histoire précise.
On raconte que Siobhan s’était peu à peu laissée envahir au fil de ses victoires par une terrible folie. Qu’elle était devenue sombre et rongée par des pulsions meurtrières et vengeresses si bien que ses amis, eux même, ne la reconnaissaient plus. Elle mena une dernière fois les Loups du Vanaheim dans l’assaut désespéré d’une forteresse de glace et succomba, dit-on, sous les coups impitoyables d’une créature d’outre-tombe, déchirée par des griffes plus tranchantes que l’acier.
Kadraan pris la tête des Loups et réussit, grâce à l’aide de Nekhset et des ses autres compagnons, à organiser une retraite vers les montagnes Eglophiennes d’où ils étaient arrivés près de deux ans auparavant. A un contre dix, les Loups du Vanaheim parvinrent à regagner les passes, contrant les offensives sauvages des Vanirs et de leur sorciers et semant la morts dans leurs rangs. Les Vanirs déclarent encore aujourd’hui que les Loups du Vanaheim semblaient battis de Fer et de Fureur.
Ils étaient partis plusieurs milliers à la conquête des terres du nord, quelques centaines seulement revinrent fouler les vallées escarpées de Cimmérie.
Mais en à peine deux ans, les pouvoirs avaient été redistribués entre les clans Cimmériens..

Numedides, roi tyran d’Aquilonie avait lancé ses armées contre les sauvages des terres Pictes. Pendant des années, il avait également œuvré en sous main afin que les clans cimmériens restent divisés et ne viennent pas menacer les frontières de son royaume. Les exploits de Siobhan étant parvenus à ses oreilles, il avait fait en sorte que ses Loups ne reviennent jamais troubler le fragile équilibre du peuple barbare qu’il avait eu tant de mal à entretenir.
Accueillis en héros, les Loups du Vanaheim ne réalisèrent pas immédiatement le traquenard dans lequel des clans soutenus et engraissés par le Roi d’Aquilonie les entraînaient.
Ils connurent leur fin une nuit sans lune, alors que les clans qui leur avait offert l’hospitalité s’était soudainement retournés contre eux pendant leur sommeil.
Ces hommes et ces femmes qui avaient vécut tant de victoires, livré tant de batailles, furent défait en une seule nuit de traîtrise. Décimés pour la plupart, pourchassés, torturés et livrés aux esclavagistes pour les plus chanceux d’entres eux. Sur cet événement tragique s’acheva alors l’histoire des Loups du Vanaheim, ceux qui avaient été les loups de Siobhan.

A peine un mois plus tard, Numedides, roi d’Aquilonie, fut étranglé sur son trône par Conan de Cimmérie, le Libérateur.


Des années ont passé depuis. Nous sommes désormais en 1294 du calendrier Aquilonien.
Moi, Brannagh, votre chroniqueur, je m’apprête désormais à rejoindre le royaume de Crom et à errer pour l’éternité sur ses terres froides et embrumées. Je n’ai jamais cessé d’être hanté par cette nuit d’infamie à laquelle j’ai participé, y perdant mon honneur de guerrier, y perdant tout ce qui faisait de moi un homme libre et fier.
Les ténèbres s’abattent déjà sur ma couche, et je sens que le moment est venu pour moi d’expier mes fautes et d’être jugé par mon dieu.
Mais il me faut vous dire avant de quitter ce monde que le sang des Loups du Vanaheim ne s’est pas complètement éteint. Il reste des survivants. Puissent-ils un jour faire revivre leur légende …