Une guilde RP Age of Conan - Serveur Stygia
 
AccueilPortailFAQRechercherS'enregistrerGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Elassar : Chapitre 6 - Alissya

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Elassar

avatar

Nombre de messages : 66
Age : 34
Date d'inscription : 20/08/2008

Feuille de personnage
Race: Aquilonien
Classe: Gardien
Profession:

MessageSujet: Elassar : Chapitre 6 - Alissya   Mer 24 Sep 2008 - 13:01

Chapitre 6.1 : La cimérienne

Ce matin là, je me trouvais dans une forêt au nord de Doréi un petit hameau cimmérien. J'avais passé la nuit dans les branchages d'un grand chêne, afin d'être à l'abri des nombreux dangers de la région. Il était tôt, le soleil s'était à peine levé. L'air était frais, mais pas froid. Je lançai mon équipement par terre, puis je descendis de l'arbre. Après avoir pris le temps de me rééquiper, je me mis à marcher en direction du Sud. Je pouvais entendre les oiseaux chanter de jolie mélodie. Un jour normal, enfin, un jour pareille, mais dans d'autre circonstance, je me serais sans nul doute allongé un moment pour profiter de cette douce musique. Malheureusement, un long chemin était encore à faire pour rentrer en Aquilonie. Je dûs me résoudre à continuer ma route sans prendre plus de temps pour écouter le concert offert par ces oiseaux.

Cela faisait déjà plusieurs heures que je marchais. Le petit creux que j'avais à l'estomac peu avant devenait de plus en plus grand. Je pris donc la décision de préparer un feu et d'aller chasser du gibier. Je pris donc plusieurs branches, à gauche, à droite, des longues, des courtes, des grosses, des fines, ... Après avoir préparé un joli petit tas de bois, je pris un petit bâton que j'avais mis de côté, ainsi qu'un bout d'écorce. D'une manière précise, je commençai à frotter le petit bâton sur ce morceau d'écorce. Après quelques minutes, une légère fumée s'envolait. D'un geste précis, je mis de la mousse afin de faire partir le feu. Une fois fais, je pus enfin allumer mon petit tas de bois. Maintenant que j'avais du feu, il ne me restais plus qu'à trouver de la nourriture, ce qui me semblais plutôt facile étant donné que je me trouvais dans une forêt. Je pensais bien que tôt ou tard, je trouverais un petit ou un gros animal sur mon chemin et que je n'aurais plus qu'à lui tirer un carreau dessus, à l'aide de mon arbalète.

Soudainement, un hennissement de cheval se fit entendre. Il y avait quelqu'un à quelques mètres de moi, caché par la végétation. Discrètement, je m'approchai. D'où je me trouvais, je pouvais maintenant voir le cheval. Il était monté par un homme de taille moyenne, baraqué, vêtu de peau et de côte de mailles. Il avait dans son dos un grand bouclier rond, sur lequel bon nombres de coups étaient visible. Il était, sans nul doute possible, certain que cet homme était un guerrier. Un casque en cuir, horné de deux cornes, masquait à moitié une longue chevelure rousse. J'en déduis donc qu'il devait s'agir d'un Vanir. Curieux d'en voir un ici, si loin de ses terres d'origines, je décidai de le suivre discrètement. L'homme ne donnait pas l'impression de voyager, il avait l'air de surveiller quelque chose. Mais quoi ? Je ne le savais pas. Le temps passait lentement et péniblement je tentais de le suivre sans me faire repérer. C'est ainsi qu'on approcha tous deux d'une petite rivière qui traversait la forêt. L'homme s'arrêta et fit boire son cheval tout en restant dessus. Que pouvait-il bien faire ici ? Il fallait que je sache. Je pris donc la décision de le maîtriser par surprise et de le questionner.

Cinq mètres, quatre, trois, deux, j'allais bondir sur lui au moment où une masse indéterminée tombait sur lui depuis les branchages au dessus. Surpris, je regardais la scène. Une jeune femme venait de lui sauter dessus. Malheureusement pour elle, sa chute était passé de quelque centimètre trop sur le côté et au lieu de tombé derrière l'homme sur le cheval, elle était tombée juste après le cheval. Toutefois, elle avait pu le faire tomber avec elle. Une rapide roulade lui permis de se dégager rapidement et d'un bon, elle lui sauta à nouveau dessus. L'homme qui tentait de se remettre debout s'écroula sous la masse et d'une main retenait le poignet de la jeune femme qui tentait de le poignarder. Puis d'un rapide coup de poing dans les côtes, il l'a fit basculer sur le côté. La jeune femme avait tout d'une cimérienne. Ses cheveux noir étaient moyennement long et quelques mèches rebelles masquaient quelques peu son visage. Elle avait une tenue en cuir et portait un tatouage sur un bras. L'homme, profita de ce coup puissant pour lui bondir dessus. La situation était inversée. L'homme était maintenant assis sur le ventre de la jeune femme et celui-ci tentait de planter le poignard que la jeune fille n'avait toujours pas lâché dans sa gorge. Pour cela, il lui tordait la main. La jeune fille mettait toute sa force à empêcher la lame de progresser dans sa direction. La douleur était visible sur son visage. Il était certain qu'elle ne tiendrait plus longtemps. L'homme, sur elle, continuait de presser les mains de la jeune demoiselle pour qu'elle se plante la lame. Peu à peu, centimètre par centimètre, la lame progressait. L'homme criait, il appelait quelqu'un ou quelque chose dans une langue que je ne comprenais pas. La cimérienne, les dents serrées, tenait du mieux qu'elle pouvait. Mais sa force n'était de loin pas comparable à celle de l'homme. Des goutes de sueurs glissait le long de leur deux visages, montrant l'intensité du moment.

Je ne pouvais plus rester là sans rien faire. Je devais intervenir pour mettre fin à se combat. Mais qui aider ? Se Vanir qui semblait bien loin de chez lui et qui s'était fait agressé sous mes yeux ? Ou cette jeune furie qui tentait de sauver sa vie après avoir vainement essayé d'enlever celle du Vanir ? Pourquoi avait-elle attaqué ? Pourquoi ce Vanir était là ? Ces questions me traversait la tête... Il fallait que je prenne une décision rapide.

Je ne savais que faire, qui aider... je pris donc mon épée par la lame, et bondit hors de ma cachette. La jeune fille, a terre, me vis arrivé et me cria de l'aider. Dans ma tête, je savais ce qu'il fallait que je fasse. D'un grand coup, la poignée de mon épée heurta la tête du Vanir. Celui-ci s'écroula assommé. Puis d'un geste rapide, je retournai mon épée pour la mettre sur la gorge de la jeune demoiselle.
- « Prend ta ceinture et ligote moi cet homme. » Lui disais-je alors.

Il fallait que j'éclaire la situation. Une fois que la cimérienne eu terminé de l'attaché, je plantai mon épée dans le sol et pris ma ceinture pour la ligoter également. Après m'être occupée de ça, je pris le Vanir et fit quelques pas en direction de la rivière. Là, d'un geste rapide, je lui plongeai la tête dans l'eau pour le faire revenir à lui.

Le Vanir toussota quelques instants avant de me parler en cimmérien, une langue que je comprenais.
- « Libère moi immédiatement et tu seras peut-être épargné, vaurien ! »

Le regard du Vanir parti un très court instant de mon visage pour aller regarder quelque chose derrière moi, sur ma gauche. D'un bon, je sautai vers la droite, saisissant par la même occasion mon épée. Bien m'en avais pris, car au même moment, un coup d'épée fendit l'air à l'endroit où je me trouvais une fraction de seconde avant. Un petit groupe de trois Vanirs se trouvaient là, avec la ferme intention de libérer leur compagnon après avoir pris soin de m'ôter la vie. Alors que les trois guerriers me fonçaient dessus, d'un geste rapide je pris un petit couteau que j'avais à ma ceinture et le lançai en direction de la jeune cimmérienne, espérant ainsi qu'elle puisse se libérer des liens que je lui avais mis peu auparavant.

Bing, je parrais un premier coup, bang, mon bouclier le suivant. A trois contre un, je n'avais aucune chance. Pas à pas, je reculais, gardant ainsi toujours une certaine distance entre moi et les trois enrager qui me combattaient. Bang, bang, bing, les coups se suivaient, s'enchainaient, je ne pouvais même pas attaquer. Le temps semblait interminable, je ne savais pas quoi faire pour me sortir de se mauvais pas. Soudainement, je sentis de l'eau sur mon pied droit. J'avais tellement reculé que je me trouvais maintenant acculé contre la rivière. J'étais pris au piège. Face à moi, trois Vanirs n'ayant qu'une seule idée en tête, me mettre à mort. Derrière moi, une rivière bien trop grande et trop profonde pour que je puisse la traversée comme cela. J'étais perdu. Tant bien que mal, je repoussais les attaques de mes assaillants, sans me permettre de faire un pas de plus en arrière. J'accusais les coups, les uns après les autres, priant Mitra de me venir en aide. C'est alors qu'un petit cri se fit entendre et le regard d'un de mes assaillants changeât. Ses yeux s'ouvrirent comme s'il venait de comprendre quelque chose que nul autre qu'un mourant ne pouvait comprendre. Il avait compris que sa vie le quittait. Tout en lâchant son arme, il baissa le regard sur son torse pour regardé la pointe de la dague qui lui traversait le coeur, puis soudainement le vide à ce même endroit et un petit filet de sang couler le long de son torse, puis poursuivre son chemin jusqu'au sol en suivant la jambe gauche. Le Vanir tomba à genou, puis sur le ventre, laissant apparaître derrière lui, la jeune fille. Très vite, un Vanir lui fonça dessus pendant que l'autre m'attaqua à nouveau avec une rage plus grande encore.

A un contre un, je me sentis à nouveau fort, prêt à tout faire pour gagner ce combat. Repoussant les premières attaques du Vanir, je pris soins d'étudier son comportement au combat et rapidement je compris qu'il semblait plus faible sur le côté droit. Dès lors je lançai coup sur coup principalement sur son côté droit. Son regard de haine se changea en regard de peur. Il comprenait qu'il était dans une mauvaise situation. C'est alors que d'un geste rapide, il fit une roulade sur le côté droit et se releva immédiatement. Dans le même temps, il pris une dague dans sa main gauche et se rua sur moi, tout en essayant de m'empêcher de donner des coups. Un déluge de coup s'abattit sur moi. Surpris, je ne pus, au début, que reculer. Et c'est alors que ce que je me fis surprendre. Le Vanir fit semblant de me lancer une attaque à l'aide de son épée et donc instinctivement, je faisais tout pour l'empêcher de réussir cette attaque. Mon attention était focalisé sur ce coup... ce coup qui ne vint jamais. C'est là, que je me trouvai stupide. Je n'avais pas prêté assez attention à la dague de ce Vanir. Et je vis cette dernière qu'au moment où elle fonçait en direction de mon visage. D'un geste rapide je reculai la tête, perdant par la même occasion l'équilibre. La douleur m'envahis, je sentais un liquide chaud couler le long de mon visage, accompagnant ainsi une douleur. Le Vanir m'aurait tué si je n'avais pas eu la présence d'esprit de reculer la tête au dernier moment. Mais au lieu de la mort, j'avais gagné une belle balafre partant de ma joue gauche et remontant jusqu'à légèrement au dessus de l'oeil. Par chance, mon oeil n'était pas touché, je pouvais encore voir. Toutefois, le sang coulait et donc j'étais gêné dans la vision du combat. J'étais donc au sol, le Vanir, sourire au lèvre fonça sur moi. Alors que, sur de lui, probablement me croyant plus blessé que ce que je l'étais réellement, il me fonça dessus. D'un réflexe rapide, je montai mon épée dans sa direction. Le Vanir s'empalât dessus et lâchât ses armes.

Je pris rapidement le temps de m'essuyer le visage. Le combat n'étais pas fini, il restait le troisième Vanir, celui qui s'en était pris à la cimmérienne lorsqu'elle avait tué son compagnon. Marchant d'un pas décidé, sans courir, je m'approchais du combat. Je trainais mon épée comme si elle pesait des tonnes. Blessé, je ne pouvais pas me permettre de faire durer le combat plus longtemps, j'avais déjà perdu beaucoup de sang. C'est pourquoi, discrètement, profitant du fait que j'étais dans le dos du Vanir, je lui lançai un coup puissant qui eu pour effet de lui fendre le côté droit sur une profondeur de dix centimètres. Le Vanir s'effondra, j'en fis de même.

Quelques instants plus tard, je repris connaissance. Je ne sais pas combien de temps s'était écoulé depuis la fin du combat. Voulant toucher ma blessure pour voir si le sang coulait, je constatai que je ne pouvait plus bouger mes mains. J'étais ligoté. Je regardai donc à droite et je vis le premier Vanir rencontrer, celui que j'avais demandé à la cimmérienne de ligoter. Cependant, il était mort également. La jeune femme n'avait pas dû le laisser vivre. Je regardai donc à gauche, et je la vit, elle, accroupie auprès d'un feu et semblait préparer quelque chose. Je ne voyais que sa silhouette, elle me tournait le dos. Des cheveux noir descendaient jusqu'à ces épaules. Elle se leva et se tourna dans ma direction. Je pus enfin prendre le temps de regarder en détail à qui j'avais à faire. Elle était très jolie. Elle s'approcha et s'accroupit devant moi. Elle regarda ma blessure.
- « Bien, je vois que tu as repris connaissance. J'ai soigné ta blessure, tu ne mourra pas aujourd'hui ! Maintenant, j'aimerais savoir qui tu es, ce que tu fais ici et quelles seront tes intentions envers moi si je te libère. » Me disait-elle d'une voie douce et mélodieuse.
- « Déjà, je te remercie pour les soins. Je vais répondre à tes questions. Je me nomme Elassar, je suis aquilonien. Mon histoire est longue, mais actuellement, je fais route vers mes possessions à Galparan en aquilonie. J'aimerais également en savoir plus sur toi. Pourquoi avoir attaqué ce Vanir ? Je ne te ferai aucun mal. » Lui répondis-je.

Elle pris son couteau et me libéra. Elle me tendit la main et m'aida à me relever. Elle m'invita à m'approcher du feu. Un doux fumet s'échappait d'un lièvre entrain de rôtir et m'ouvrait l'appétit.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Elassar

avatar

Nombre de messages : 66
Age : 34
Date d'inscription : 20/08/2008

Feuille de personnage
Race: Aquilonien
Classe: Gardien
Profession:

MessageSujet: Re: Elassar : Chapitre 6 - Alissya   Mer 11 Fév 2009 - 3:35

Chapitre 6.2 : Les pillards

Je me trouvais maintenant en compagnie d'Alissya. Nous étions au tour du feu qu'elle avait préparé. Nous profitions de ce calme pour manger ce qu'elle avait cuisiné alors que j'étais inconscient. L'atmosphère était agréable, il ne faisait ni trop chaud, ni trop froids. Les oiseaux chantaient à nouveau, du moins je reprenais le temps de les écouter.

Tous deux, nous nous regardions sans vraiment savoir ce qu'il fallait penser l'un de l'autre. Nous venions de nous sauver la vie à tour de rôle. Mais pouvions-nous nous faire confiance pour autant ? Elle n'avait certes rien d'inquiétant, toutefois j'avais appris dans ma vie à me méfier de n'importe qui, y compris de gens que j'appréciais, à l'image de mon oncle me trahissant. Nous nous regardions, le regard plein de questions l'un pour l'autre sans pour autant prendre l'initiative de les poser une fois pour toute. C'est alors qu'elle prit la parole.
- "Étant donné que tu te trouve sur la terre de mes ancêtres, explique-moi ta présence en ces lieux et d'où tu viens comme cela!" Me disait-elle d'un ton autoritaire.

Depuis que j'avais repris connaissance, je me doutais bien qu'elle finirait par me poser une question de ce genre. Qui étais-je et que faisais-je dans cette contrée ? Mon histoire était longue et il fallait que je la raconte maintenant. Après avoir avalé un morceau de viande que je venais d'arracher quelques secondes auparavant, je lui répondis.
- "Je me nomme Elassar, je suis aquilonien et j'arrive du nord de la Cimmérie proche de la frontière avec le Vanaheim. Je cherche à retourner sur la terre de mes ancêtres à Galparan. Voici en résumé mon histoire. Puis-je avoir l'honneur de la tienne ?"
- "Tu crois t'en sortir avec ces quelques phrases ? Tu ne réponds pas totalement à mes questions. Raconte-moi ton histoire, mais dans le détail !" Ajouta-t-elle d'un ton presque énervé.

C'est ainsi que j'en vins à raconter toute mon histoire. Le temps passait, le soleil tombait sur l'horizon et l'attention d'Alissya était attachée à mes paroles. Elle écoutait attentivement toutes les aventures que j'avais déjà vécues, parfois heureuse, parfois triste. Plusieurs heures s'étaient déjà écoulées, la nuit était tombée et une douce fraîcheur envahissait la forêt. On entendait parfois le bruit d'un animal nocturne se réveillant et se mettant en chasse de ses proies. Le hululement d'une chouette, le bruit des pas d'un sanglier dans les buissons, rien ne permettait de s'imaginer qu'il y avait eu, ici, quelques heures auparavant, des combats, des blessures, des morts. Mon histoire touchait à sa fin, Alissya connaissait maintenant toute ma vie, du moins toutes les étapes importantes de ma vie, toutes celles qui m'avaient amené à cet endroit et à aider cette jeune fille.
- "Et bien, on ne peut pas dire que ta vie a été de tout repos jusqu'à présent. Tu es passé par bien des moments pénible et pour éviter que ce soir en soit un de plus, laisse moi aller relever mes pièges, peut-être aurons-nous la chance d'avoir un bon repas encore ce soir." M'avait-elle dit ensuite.

Puis, après s'être levée, Alissya ramassa ses armes et disparut dans la forêt en prenant un bois dans le feu avec lequel elle se confectionna rapidement une torche. Pendant ce temps, j'en profitai pour m'allonger un peu et admirer les étoiles à travers les branchages des arbres. J'avais cette sensation de calme après la tempête, cette sensation de bien-être, ces moments que l'on aimerait pouvoir vivre plus souvent. Ces moments ou l'on se sent vivre ou l'on est heureux. Un instant sur lequel on aimerait arrêter le temps afin de pouvoir en profiter longuement. Mes pensées voyageaient, tantôt vers ma sœur, tantôt vers mon père décédé, tantôt vers cette vie à Galparan qui faisait maintenant partie intégrante du passé. Tout à coup, un grand cri retenti juste à quelques centimètre de moi. Après un léger sursaut, je fis un bond et sorti mon épée de son foureau. Un rire se fit entendre sur ma droite, Alissya était-là, debout, entrain de rire à ne plus pouvoir respirer. Après quelques secondes, elle me dit.
- "Tu étais perdu dans tes pensés à un tel point que tu ne m'as pas entendu arrivé, il y a quelques temps. J'ai eu le temps de préparer ce marcassin et de le cuisiner sans que tu ne me voies. Je me suis donc dis que j'allais te rappeler à la réalité et j'ai mis au point se petit stratagème. Je ne pensais pas que tu réagirais aussi... bien... ! Allez, vient manger avant que cela ne soit trop cuit !"

L'air un peu bête, je me grattais la tête et me mis à rire de moi. Je remis mon arme dans son fourreau et je me dirigeai vers le feu. Le fumet du marcassin laissait prévoire un bon repas, je m'en réjouissais. Nous mangions depuis maintenant quelques minutes. J'avais passé l'après-midi à raconter ma vie, je voulais maintenant en savoir plus sur cette jeune demoiselle qui se trouvait seule dans la forêt. N'avait-elle pas une famille, un village, un fiancé ou quelques chose d'autre que cette vie dans la forêt ? Je voulais savoir.
-"Et bien je t'ai raconté toute mon histoire, fais-moi maintenant le plaisir de pouvoir entendre la tienne s'il te plait."

Alissya me fit un petit sourire et commença son histoire.

- "Et bien voila, comme tu le sais, je me nomme Alissya. Je suis une fière cimmérienne et je suis ici sur les terres de mon village qui se trouvent à quinze minutes de marche environ en direction du sud. Je sens venir ta question, pourquoi alors vivre ici dans la forêt si j'habite si près ? Je vais y répondre, ne t'inquiète pas, mais laisse-moi s'il te plait commencer depuis le début. Je suis née en 1274, dans ce petit village tout près d'ici. Mon père, Abragal, est le frère cadet du chef de se petit village. Nous vivons simplement depuis bien des siècles à cet endroit l'été et plus loin dans le sud en hiver. Jamais nous n'avons connu la faim ou la soif.

Je suis fille unique et mon père avait toujours rêvé d'avoir un fils pour pouvoir lui enseigné l'art du combat. C'est après avoir appris cela que je lui ai demandé de m'apprendre cela, malgré le fait que je sois une fille. Pour parer le fait que je sois plus faible qu'un homme, il m'a appris la ruse, la finesse et la discrétion pour parvenir à mes objectifs. C'est donc dans ce but-là, que mon père, depuis que je suis une toute petite fille, m'enseigne la traque, la chasse et l'orientation dans la forêt. Je vais maintenant faire un saut dans le temps, car il n'y a rien de plus à apprendre de mon histoire jusqu'à cette époque que nous vivons.

Depuis plusieurs lunes déjà, toute la région fait l'objet d'une présence croissante de Vanir. A l'arrivée des premiers, ces derniers ont été accueillis, avec une hospitalité digne des personnes les plus importantes de notre monde. Nous étions alors convaincus qu'ils étaient là pour améliorer les relations diplomatiques qu'ils avaient avec nos différents villages, avec notre peuple Cimmérien. Nous leurs présentions notre manière de vivre, nos idées, nos coutumes et nos principes de vie cherchant par-là à s'enrichire mutuellement des expériences de vies que nous avions vécues chacun de notre côté. Mais très vite, certain cimmérien, de différents villages, remarquèrent que ces Vanir ne partageaient pas grand chose. Ils étaient principalement intéressés à apprendre d'avantages sur nous et notre histoire que de nous transmettre leur mode de vie. Certains hommes de mon village allèrent donc voir mon oncle, le chef afin de l'informer de leurs points de vue. Malheureusement, mon oncle se refusa l'idée que les Vanir étaient dans notre village pour nous épier, pour trouver nos points faibles. Il leurs répondit donc de ne pas se faire de soucis.

Parmi ces hommes, il y avait de nombreux braves guerriers, et les Vanirs avaient bien remarqué qu'ils n'étaient pas aimés de ces derniers. Une certaine crainte s'installa donc au sein du village, mais avec une présence des Vanir toujours acceptées. Les jours, puis les semaines passèrent, et ce climat ne changeait pas vraiment. Il était stable mais tendu. Les Vanir restaient pour un temps, puis repartaient et d'autre arrivaient. Certaines personnes du village, principalement celle vivant du commerce, étaient heureuses d'une telle situation. Ils étaient bien plus prospères qu'avant la venue de ces étrangers. Mais le noyau des hommes sceptiques sur la venue des Vanir ne cessait de grossire. Mon oncle, malheureusement, n'était toujours pas dans ce noyau d'homme méfiant. Une grande qualité, mais qui est également un grand défaut de mon oncle, était de ne voir que le bon dans le cœur des gens. Ainsi, il rendait justice de manière juste, mais laissait toujours une seconde chance aux hommes qu'il condamnait. C'est pourquoi, il ne voulait pas admettre que les Vanirs ne nous voulaient pas du bien.

C'est ainsi q'un beau matin, une grosse troupes d'une trentaine de Vanirs arriva dans notre village. Mon oncle, comme à son habitude, s'approcha du chef de la troupe les bras ouverts pour le saluer et lui souhaiter la bienvenue. Au moment même ou il arriva à sa hauteur, ce chef Vanir sorti une dague et lui planta dans le ventre. Mon oncle s'écroula mort. Aussitôt, la troupe de Vanir chargea partout dans le village, prenant de vitesse nos hommes non préparé aux combats. Les quelques sentinelles qui étaient prête à se battre ne réussir qu'à ralentir quelques instant la prise du village. Tuant seulement cinq ou six hommes dans le camp adverse. Pour ma part, j'eu le réflexe et la bonne idée de bondire dans la forêt pour me mettre à l'abris. Caché dans un petit fourré, j'avais pu assister à toute la prise du village. Il me fallut attendre la nuit pour pouvoir sortir de ma cachette et m'enfoncer plus profondément dans la forêt.

Toute cette histoire s'est déroulée il y a trois lunes maintenant. Les Vanirs font des aller retour entre mon village et leurs territoires. Je suppose donc qu'ils utilisent notre village comme une sorte de camps de base pour les attaques dans la région. Je ne sais pas si d'autres villages sont dans le même cas que le mien, je n'ai pas quitté la région, cherchant à libérer mon village, mais principalement libérer mon père, toujours prisonnier avec la plus part des hommes. Je ne sais pas pourquoi ces Vanirs les gardent en vie, mais parfois, ils prennent un des hommes du village et l'emmène au loin, chez eux. Nous ne les revoyons plus.

Tu connais donc maintenant également mon histoire. Demain, à l'aube, je t'indiquerai le chemin qu'il te faudra prendre pour éviter les Vanirs et pour pouvoir rentrer chez toi le plus simplement et le plus rapidement possible."


Je venais d'entendre une fois de plus l'histoire d'une personne qui avait tout perdu. Depuis quelques temps, plus précisément depuis que j'avais dû fuir ma maison avec ma petite sœur, je voyais de plus en plus de situations de crise. Je voyais l'injustice prendre plus en plus de place, je ne pouvais plus supporter cela...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

Elassar : Chapitre 6 - Alissya

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Les Loups du Vanaheim :: Sur la piste des Loups (Section publique) :: De Fer et de Fureur :: Des Loups et des Hommes (RP Exclusivement)-