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 [Fiche] Shurgan

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Drim l'Insensé
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MessageSujet: [Fiche] Shurgan   Mar 21 Avr 2009 - 6:13

Considérations natives :

Je ne suis pas un pillard, je suis Shurgan et ma contrée, qui fut une ombre au sein des paysages de mon passé, est le vaste septentrion des peuples, qui pour moi seul est une convergence d’où j’ai divergé… en bien des points, et des coutumes… au moins après que je ne fus sûr de l’inconsistance notable des enseignements de nos peuples.

Sur Hyperborée, vaste calotte de gel aplombant les territoires du sud et les fonds marins qui sont voraces au nord (éventail sinistre sombre qui en engloutit, des explorateurs, des colons disparaissant sur le mouvement avide d’un océan démon, et qui en réalité étaient d’amers déserteurs, et à raison, de la terre hyperboréenne).

Étonnamment, si vos manifestations et les silencieuses sorcelleries de ces terres ne me troubleront jamais, comme elles firent défaillir les robustes fondements du cimmérien, c’est que nous évoluions avec la manne magique de nos sorcières. Leurs griffonnantes et tapageuses évocations -mais comment diable les vous-les décrire !- dissuadant la force nuisible et cyclique, comme un ressac abrutissant celui qui l’écoute, de nos pillards, ces bandes indescriptibles, de descendants en descendants de ceux qui se complurent en la rapine ; exaction indissociable d’un manquement distinct à l’intelligence (et n’ayant rien à voir avec celui qui étreint les bourses rubicondes des malheureux de beuverie, cédant plus souvent au plaisir du goût qu’à l’extase des ivresses) et qui seul autorise ce genre d’entreprises.

En retour, nous défendions des bêtes contre lesquelles l’emprise de leur pouvoir était absent, les vieilles femmes qui lors des saisons claires nous préservaient, et qui pendant les saisons sombres se réfugiaient sous nos égides rouilles et le fil de nos cognées de guerre.
Une synergie de la survie singulière, qui me convint un temps, puis me lassa, l’attrait d’endroits où le péril se tait pour que prospère l’érudition, et son appel qui vous désigne l’ornière troublante du savoir et des marches exotiques qu’il y a à y gravir, étant un charme plus vivace que la cheville d’une adepte du Dôme d’Albâtre.
Note de Drim : le savoir, le plus puissant des outils lorsqu’il machine dans les couloirs et les cloîtres et non pas désorienté, la plume brandi au champ des confrontations. Mais le savoir mis au service d'une intelligence le façonnant à dessein ; ensuite, peu nous importe l'allégeance dudit intellect...

D’ailleurs, une des pythonisses, cultiste de nos mausolées divinatoires (des cavernes de givre aux parois un peu mieux lissées et polies que celles où dorment nos guerriers et leurs femmes, plus sages que ces fatuaires mues dans la fumée de leurs temples) me mit en garde contre les créatures brunes du sud, stygiennes et moribondes. Mais ne serait-ce pas le stygien qui est un venin pour le serpent de ces déserts qui me sont inconnus ? Qu’à cela ne tienne, j’en aurai connu les morsures, et maintes en mémoire ont fait demeure dans mes membres.

Sur l’Hyrkanie :

Ce fut le premier objet de ma pérégrination, un lieu si vaste qu’il suffit à condenser, et ce jusqu’à maintenant (ou presque si l’on excepte la magnificence autoritaire de ces montagnes et des passes Ymiriennes) la mésaventure et l’éblouissement, pour cette rudesse barbare que j’incarnai au beau milieu des steppes.
Un chaos de piécettes et de gouttes, or et écarlate, voilà la peinture quotidienne qui me sis à la frontière battue du sabot des destriers du Shah Longrmar ; moi, je n’étais qu’une piqûre furieuse au milieu du véritable visage de la barbarie.


Topographie et démographie des espaces nordiques :

Il est un vent doucereux et inlassable qui tourmente l’habitant, en Hyperborée ; peut-être est-il le contributeur qui fait basculer l’âme valeureuse et fière s’évertuant à se maintenir sur son logis de gel en un loup estival ayant en horreur le moindre glaçon, le mordant un peut trop vif d’une brise.
N’était la merveille des cavernes de cristaux où les peuplades du sud de la péninsule blanche avaient pris l’habitude de croître, moins en taille qu’en la détermination nécessaire à pareil exploit ; les fractures titanesques que recèlent ces cavités n’étant pas offertes à une humanité souhaitant s’y établie durablement, qu’elle eusse la force des colosses de gel ou bien l’abnégation des torrent pétrifiées, près des collines hululantes.
Note de Drim ( à propos de ce je fis de la formulation du barbare, quant au spectacle donné par la vastitude hyrkanienne, après l’inconfort monotone des glaces polies d’Hyperborée) : Les steppes hyrkaniennes sont une forêt pour qui a connu la placide étendue, invariable et terrible ; elles regorgeaient de couverts et d’abris notables pour mon œil que je considérerai jamais, décidément, comme un exemple d’acuité folle).




Nota Bene : À présent, l’honnêteté m’incombe de lui payer tribut ; ainsi ce qui est recensé là sont les paroles du barbare Shurgan, dit le dément à lame rouge, ou morne-pièce ( son regard était, disait-on parmi sa compagnie [officieuse] des francs-maraudeurs, mélancolique en acceptant sa rétribution pour les expéditions concluantes; rien ne le satisfaisait, ni le moyen, ni la motivation, ni la finalité ; mais c’était intégrer les compagnies ou se faire passer au fil de l’épée par elles, peu importait vos bagage, votre allure et le rebondi de votre fortune, lorsqu'elles vous surprenaient à marcher seul à travers une ravine, la nuit s’étendant et vous, vous croyant invisible et solitaire, à l’abris dans un léger manteau brumeux) et ce qu’il me transmit près de nos bivouacs je le transcris ici ; un rapport à usage des loups de Siobhan, afin qu’il soit reçu sans de trop grandes obscurités quant à son cas -qui n’est somme toute que celui d’un soudrille furibard et mal dégrossi comme on en trouve tant d’autres, sa rousseur, ses yeux exprimant plus de violence que ses gestes et de mépris qu’une initiée de Derketo n’oserait en produire à l’adresse d’un prétendant sans crédit, excepté.
J’allais oublier. Il est l’unique responsable, titulaire, de ma résurrection, incommodante. Fortuitement, le bougre de féroce dépensa ses froideurs, tout droit animé du Septentrion, sur le cénotaphe rituel de votre serviteur, pourtant enfoui, je ne savais précisément moi-même, à la bordure des fascinants, mais vulgaires et frustes, Royaumes Noirs.

Bien à vous, Drim l’Insensé,
Exténué par la rédaction de ce faire-part, exhumé de nature.



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Drim l'Insensé
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MessageSujet: Re: [Fiche] Shurgan   Dim 12 Sep 2010 - 3:48

Shurgan avait vieilli, loin de l'agitation et proche du renoncement. Ses traits marqués par la dureté de l'exil lui donnaient l'apparence du désespéré, s'abandonnant dans la plaine, se livrant à la réclusion et aux jugements décisifs du monde naturel. Certaines parties de son corps, creusées par le manque et l'aliénation de tout, avaient noirci sur le pâle amalgame qu'il présentait alors. Son cheval était mort sous lui et il avait enterré ses os après s'en être repu. Il avait poursuivit loin devant, aux frontières du septentrion et de l'est, là où les sols sont avares et les vies presque absentes. Ça n'est qu'après avoir découvert la difficile résolution de périr solitaire qu'il avait conclu son voyage près d'une source gelée, prise dans la roche du nord.

Quelques saisons plus tard voyait-on dériver, sur un courant ayant repris vie après sa débâcle, un homme à l'esprit et au regard traversés de brumes, abominables, écoulées des graves glaciers ensorcelés du nord. Son esprit devenait plus sûr à mesure que la chaleur prenait ses membres entre de tièdes langues, celles estivales et qui commençaient à recouvrir toutes terres. L'embarcation était plus robuste que l'homme, pourtant sa confection n'était pas illustre.

Un moment, il perdit l’esprit et chanta dans la nuit un vieux refrain des hautes-terres vanirs. Certaines créatures entendirent l’appel du fou qui vogue, glapissant, éructant, grognant parfois, par à-coups. Le chant pris fin quand Shurgan tendit l’oreille : le glougloutement des eaux nocturnes, les nuages bas planant en seigneurs invisibles sur les terres ensommeillées ; cela, Shurgan se le remémorait et son périple de prendre fin, ici où la sauvagerie avait une voix et prenait résonance.


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