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 [BG]L'incroyable histoire de Gwendo (récit d’une esclave)

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Gwendo

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Feuille de personnage
Race: Aquilonien
Classe: Assassin
Profession: Architecte

MessageSujet: [BG]L'incroyable histoire de Gwendo (récit d’une esclave)   Ven 12 Juin 2009 - 16:23

Bien qu'aujourd'hui notre petite Gwendo soit libre et fière d'être devenue ce qu'elle souhaitait, une farouche assassine coquine, son passé ne fut pas ce qu'on appellera une adolescence heureuse comme beaucoup de jeunes filles connaitront. Son histoire malheureuse l'a profondément marquée et fait d'elle une femme à tout jamais soumisse à ses maîtres comme nous le raconte son périple

Gwendo est l'ainée d'une famille de modeste paysan vivant à Tortage, très jeune ses parents lui apprirent les durs métiers des champs en l'envoyant travailler aux Sables Blancs. Devenue plus grande et plus autonome, ses parents ne pouvant plus subvenir à ses besoins journaliers la confièrent aux aubergistes de l’auberge du Chien Pinté pour s'occuper d'elle. L'auberge était tenue par un couple d'ancien brigand reconvertis dans le trafic de potions aphrodisiaques interdites à la vente qui lui feront faire toute la sale besogne et la maltraitant quotidiennement.

Levée très tôt, elle devait chaque matin nettoyer les nombreuses tables et bancs puant la mauvaise bière que des hommes ivres avaient renversés dans leur moment de folie. Ensuite nettoyage de la cave, des sols, des étages, lustrage du bar, des escaliers. Ses tuteurs estimaient qu'une auberge devait être toujours impeccable et agréable. Aussi les terres boueuses, les vomis de poivrots, les taches de sang des bagarres, devaient être aux plus vite nettoyés par leur jeune servante.

Le soir, Gwendo devait servir aux tables les aventuriers venus chercher un peu de repos, habillée de façon provocante dont le généreux décolleté de sa tenue légère laissé percevoir bien trop de chose à son gout. Ceci avait pour effet d'être parfois malmenée par des hommes en mal de femmes bien content de voir apparaitre certaines rondeurs cachées. Il lui arrivait d'avoir de mauvais traitements lors de ses services nocturnes, toutefois les aubergistes ne toléraient aucun abus des clients sous peine d'être expulsé à grands coups de bâtons et de marteaux, ceci lui permirent de ne n'être jamais trop abusée.

...

Après une longue année passée à faire la boniche dans journée et la serveuse de charme la nuit, sa vie basculera à tout jamais un soir d'automne. Des soldats de la Main Rouge pénétrèrent avec fracas dans l'auberge, leur sergent les accompagnant détenait un pli signé par le gouverneur de Tortage réquisitionnant toutes les jeunes femmes de plus de dix-sept ans pour faire d’elles des esclaves destinées aux officiers des troupes d'élite de Strom.

Sans demander aux aubergistes leurs avis, ils attrapèrent les filles présentes, dont Gwendo en lui posant aux poignets et aux chevilles des bracelets en fer destinés à recevoir des chaînes. Elle ne pu se défendre et personne ne s'opposa aux soldats bien décidés d'emmener les quelques malheureuses dans l'auberge ce soir là. Son arrestation et son emprisonnement ensuite allaient changer sa vie de gamine.

Dés cet instant sa semi liberté auprès des aubergistes se transformera en un cauchemar sans non. Elle fut tout d'abord enfermée et enchaînée demi-nue dans les cellules sous Tortage pendant quelques temps, avec ordre absolu que personne ne devait lui parler, ni la toucher, ni abuser d'elle, sauf sa matrone qui lui donnerait le fouet une fois par jours avant son unique repas. La matrone jalouse de sa beauté ne pouvait supporter de la voir si attrayante d’où son acharnement à la faire souffrir. Les pauvres cris de Gwendo meurtrie par les coups de fouet dont le cuir lui déchirait sa chair sur le dos et sur les jambes semblaient faire jouir la perverse matrone quelque part.

Après un long mois enfermée dans sa minuscule cellule, un homme de forte carrure apparut et se présentera à elle poliment. Il était le capitaine de la garde secrète de Strom, son choix s’était porté sur Gwendo pour en faire son esclave attitrée. L'homme était beau garçon, grand, fort, noble, son visage marqué par des cicatrices rappela à notre héroïne la dureté des combats sévissant dehors. Ses yeux bleus envoutaient notre Gwendo bien contente de voir quelqu’un la sortir de ce trou à rat.

Le capitaine était accompagné d'une jeune femme assez petite faisant office de servante, il lui donnera l'ordre de préparer Gwendo ce qu’elle fit. La servante lui retirera les chaînes mais pas les bracelets en fer. Elle l'habilla avec une jolie robe de qualité, courte, largement fendue sur les cotés mettant en valeur le haut ses cuisses, le décolleté sur la poitrine était large et un peu coquin pensa Gwendo. Pour terminer la jeune femme donnera une paire de sandales à longues lanières. Derrière en retrait, la matrone furieuse observait celle qu’elle détestait le plus au monde en se jurant de la retrouver un jour.

Le capitaine s'approcha pour finir et lui mit un collier serti munit d'un anneau et d'une courte chaînette faisant office de laisse. Fin prête, il emmènera sans tarder sa captive dans ses quartiers pour y devenir son esclave et sa courtisane privée. Gwendo débuta à cet son apprentissage d’esclave, son refus la condamnait immédiatement aux pires supplices et à la mort même.

...

Elle restera trois longues années avec cet homme qui fut à la fois son maître et son amant. Il n'était pas un mauvais homme, certes sévère de part son grade élève. Il aimait la discipline et les choses en ordres, le manque de respect et l'inadvertance étaient toujours suivis de lourds châtiments pour notre petite Gwendo: Fouettée en position écartelée sur un chevalet était la punition préférée de son maître.

La maturité, le caractère de Gwendo changeront auprès de cet homme, devenue à la fois sa courtisane et en obéissant à ses ordres, elle acceptera tout de son maître dont sa volonté était de la transformer en femme soumisse et docile. Encore aujourd'hui cet apprentissage auprès de ce capitaine de la Main Rouge est nettement visible même si elle est libre.

Sa vie d'esclave était simple, ses travaux étaient essentiellement ménager: Rangements divers, préparations des repas et les servir, nettoyages des vêtements, être toujours disponible à n'importe qu'elle moment de la journée ou de la nuit. Deux fois par semaine le capitaine lui donnait ses armes à affuter, ainsi que ses vêtements déchirés par les combats à réparer.

Parfois le capitaine l'emmenait avec lui, fier de montrer à ses soldats la beauté de son esclave. Telle une reine, elle était comme un objet rare que les gens dévoraient des yeux. Il était clair que personne d'autres que lui ne pouvait la toucher, cela rendait ses subordonnés jaloux ce qu’il l’amusait beaucoup. Gwendo avait interdiction de sortir seule des quartiers du capitaine, ses seules sorties devaient être accompagnés par lui-même.

Durant ses temps libres, surtout en milieu d'après-midi car elle savait que le capitaine avec ses hommes faisait des excursions punitives contre des mécréants trainant dans le coin des Sables Blancs. Elle s'entrainait avec de petits couteaux de cuisine en faisant des sauts, des roulades, des mouvements rapides et brusques, tournant et pivotant comme une furibonde. Un observateur invisible aurait pensé sans doute qu'elle fut folle ou prise d'une fureur inexpliquée.

En fait notre Gwendo s'entrainait pendant sa captivé à devenir une assassine se battant contre des adversaires imaginaires qu'elles tuaient en les égorgeant ou les éventrant. L'affutage des armes de son maître lui donna envie elle aussi de combattre, non pas pour le tuer, mais plutôt pour se donner une motivation durant ses longues journées seules. Après de longs moments passés à lancer les couteaux dans le vide en poussant des petits cris, elle deviendra sans le savoir une assassine habille et rapide.

...

Puis un soir alors qu'elle attendait sagement son maître depuis un long moment, assisse prés de la cheminée dont les buches crépitaient, on frappa violement à la porte. Gwendo se leva aussitôt se demandant qui pouvait venir aussi tard sans que son maître soit présent ?

En ouvrant la porte, elle découvrit et reconnue la matrone qu'elle avait eu au moment de son arrestation il y a quelques années de cela. Elle était accompagnée d'un jeune homme munit d'un marteau et d'une tenaille. Elle les fit rentrer en faisant une longue révérence à son ancienne chefette de cellule, la matrone ne la saluera pas et lui dit plutôt sèchement.

" Tu es libre petite, on va te retirer tes bracelets et le collier. Ce soir à minuit un bateau en partance pour Tarantia tu le prendras. Le capitaine est mort cet après-midi en voulant protéger Strom d’un assassin venu le tuer. Ses derniers mots ont été pour toi: Libérez Gwendo ..."

Libre ? Notre héroïne fut surprise par ces paroles, elle ne savait pas si elle devait exprimer de la joie de se retrouver libre ou bien de la tristesse car son maître était mort. Ces longues années en sa compagnie et ses ébats avec lui, l'avait rendu amoureuse même si parfois son maître la châtier sévèrement pour ses impénitences.

Le jeune homme forgeron lui retira ses entraves rapidement, les fers lui avaient profondément meurtris son cou, ses poignets et ses chevilles durant ses longues années. Tandis que la matrone lui donnera un sac contenant des habits de ville et une paire de mocassin en peau de mammouth plus commun que sa jolie robe d'esclave fendue et ses sandales de danseuse. Lorsqu'elle fut prête, la matrone l'accompagnera avec un garde jusqu'au bateau en lui murmurant pendant le trajet.

" Tu as de la chance petite. Normalement j'aurais dû te récupérer pour devenir mon esclave intime, à présent tu es libre à toi de te trouver de nouveaux maîtres ou maîtresses. Ton apprentissage fera que jamais tu ne pourras vivre seule et libre "

Gwendo ne l'écoutait pas, elle était heureuse pensant trop à sa liberté qu’elle n’avait jamais eu, à découvrir le monde, à parler avec d'autres gens que ceux de la Main Rouge, à vivre une autre vie sans ces maudits fers dont les marques lui brulaient la peau à présent. Vivre tout simplement, vivre libre, elle ne pensait qu'à ça après tant d'années sous les ordres des hommes de Strom.

...

Arrivée à Tarantia, un sentiment étrange lui traversa l'esprit, elle se sentait comme perdue, paniquée même de se retrouver tout à coup toute seule. La matrone lui avait donnée une pièce d'agent, mais elle savait qu'elle lui faudrait bien plus pour survivre. Elle ne savait rien faire d'autres qu'obéir et écouter les ordres de son maître, maintenant qu'elle était libre cela l'inquiétée au plus au point.

*murmurant*
" La matrone avait raison, je ne suis pas prête pour vivre seule. Je vais faire quoi maintenant, je ne connais personne ici et les gens sont si bizarre à courir dans tous les sens comme s'ils avaient le diable aux fesses ! "

Durant ces premiers jours à Tarantia, elle se renseignera auprès des passants sur les communautés et les clans. Hyboria était vaste, il devait bien y avoir des personnes qui comprendraient sa solitude forcée, si soudaine. Son adolescence prisonnière et esclave de la Main Rouge totalement soumisse, la rendait à présent faible, ignorante de ce monde inconnu.

On lui parla de bons nombres de choses, de gens au service du Roi Conan, des guildes majestueuses et renommées, de communautés bestiales sacrifiant les vierges, de clans dangereux empalant leurs victimes, de brigands pillant les voyageurs, de hordes sauvages massacrant les innocents, de Cimmeriens venus des hautes montagnes, de Stygiens vivant dans des pays chauds. D'une multitude de choses tantôt bonnes, tantôt mauvaises qui la laissèrent sur sa fin, songeuse sur son nouveau sort.

En repensant à tout ceci, elle se disait au fond d’elle-même qu'une pauvre fille isolée ne ferait pas de vieux os. Finir égorgée, violée, poignardée, éventrée, ou encore vendue comme esclave dans un harem à des malfrats, tout lui semblait envisageable aux dires de certains. Sortir de Tarantia lui était impossible dans l'état actuel des choses pensa t-elle avec inquiétude.

Pourtant durant ces recherches, on lui donnera un nom qu’elle retiendra, celui du Vanaheim. C’était, parait-il, un clan vivant comme des Loups dont la communauté était secrète. Elle trouva cela intéressant en se disant qu'être une Louve furtive comme une assassine serait une bonne chose. Elle concentra donc ces recherches sur ce nom du Vanaheim en espérant inconsciemment d’y trouver un maître ou une maîtresse qui s'occuperait d'elle comme son bon maître capitaine disparut ...
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