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 [chronique] RETOUR AUX SOURCES - I - Arrivée

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Thrond
Loup du Vanaheim
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MessageSujet: [chronique] RETOUR AUX SOURCES - I - Arrivée   Ven 22 Jan 2010 - 3:22

Le sentier grimpait lentement à flanc de collines. Lennecht n'était pas loin et parmi les vertes colline du Gunderland, il se reconnaissait sans peine. Les lieux avaient peu changé en fait. Arrivé sur un contrefort, il descendit de cheval et entra dans ce qui semblait être une mine abandonnée. Dans les recoins qu'il connaissait bien pour y avoir travaillé enfant, il entreposa armes et armures. Ainsi il ferait une arrivée plus discrète.

Il se nettoya rapidement et reprit sa route. Dans sa tenue, il ressemblait à un chasseur ou à un de ces guides de la frontière de Cimmérie. Seule sa large carcasse l'empêchait d'être discret.

A l'entrée du bourg, il alla inspecter l'ancien moulin à aube. La vieille Magda devait être morte. Le bâtiment était à l'abandon. Sur la porte, le signe rouge des ré-attributions en cours lui confirma son impression.

Plus loin, au delà de la rivière, plus à l'ouest, deux larges granges s'élevaient sur ce qui avait été la ferme de son père.

Il se hâta et pénétra dans le village. Rapidement, il entra dans la demeure du bourgmestre. Il en ressortit quelques instants plus tard, rangeant une feuille dans sa poche, puis il se dirigea vers l'auberge pendant que le bourgmestre inscrivait quelque chose à la craie sur le tableau à l'entrée de chez lui.

Les voix se turent quand la haute silhouette se détacha dans la lumière du jour. Il se dirigea calmement vers le bar où une jeune femme essuyait des chopes de bois. Elle parcourut du regard les muscles saillants que la chemise laissait clairement apparaître puis arrivée vers son visage, elle le dévisagea avec curiosité.


- « Vous … Vous êtes déjà venu ou vous avez de la famille dans le coin ? … J'ai l'impression de vous connaître ou de connaître quelqu'un qui vous ressemble. ».

-« La dernière fois que nous nous sommes vu, ton père m'a coursé avec sa fourche parce que nous étions allongés dans le foin de sa grange ».

La chope heurta le sol de terre battu dans un bruit sourd. La voix de la serveuse s'étrangla.

-« Thrond ... ».

-« Bonjour, Edgis. Sers moi un bière. Celle qui vient de la Grande Vallée ».

Elle se pencha pour ramasser la chope qu'elle essuya compulsivement.

-« Tu étais mort. Pour nous tous, tu étais mort. Si j'avais su ... ».

-« Je t'ai demandé une bière, pas des excuses, Edgis ».

Elle remplit une chope d'un liquide ambré et mousseux.

-« Ton retour ne va pas plaire à tout le monde, tu sais ».

-« Ah oui ? ».

Elle entreprit de rire sans conviction.

-« A commencer par les maris jaloux de toutes les femmes qui te courraient après quand on étaient gosses ».

-« Et ceux qui pourraient voir d'un mauvais oeil que je réclame mes terres ... ».

Edgis déglutit péniblement.

-« Mon mari ... ».

Elle s'immobilisa net et en se retournant Thrond vit entrer le mari d'Edgis, Ostrian, riche propriétaire de la région, fils de Selcaë, qui avait ouvert toutes les mines du secteur, et chez qui Thrond travaillait enfant, accompagné de ses deux sbires préférés, les mêmes qu'à l'école du village il y a tant d'années.

-« Mais c'est bien vrai. Le grand Thrond est passé nous dire un petit bonjour. Ah làlà … Ça a été un grand malheur pour ta famille, cet incendie. Mais je suis content de savoir que tu es en vie. Je sais pas si on aura le temps de te recevoir avec ... MA FEMME .. avant ton départ, mais ca nous aurait fait plaisir. Hein, Edgis ? ».

-« Ça tombe bien, je compte rester un peu ».

L'un des deux sicaires ricana grassement.

-« Rester … Héhé … Et il manquerait plus qu'il nous ramène une putain étrangère comme sa mère ...HéhéaaaaaAAAAAH ».

Il n'avait pas fini de rire qu'une large main lui agrippait la nuque et le projetait contre le bord du bar. Le nez,les lèvres et les dents éclatèrent dans un craquement et un bruit de chair molle sinistres. Thrond le releva en lui maintenant un bras dans le dos, s'exprimant d'une voix calme.

-« Parles encore de ma mère comme ça et je te tue. Pour cette fois ci, ca ne te coûtera qu'un bras ».

D'un coup de poignet, il brisa net l'épaule de l'homme qui hurla de douleur, et il le jeta au pied d'Ostrian. Puis le gardien parcouru lentement la pièce du regard.

-« Un autre commentaire ? ».

Ostrian jeta à Thrond un regard sans équivoque puis il se reprit.

-« C'était insultant et inutile. Je suis désolé. Mais que vas tu faire dans le coin ? Tu vas loger à l'auberge ? ».

-« Dans un premier temps, oui. Après, je m'installerai probablement dans le moulin de la vieille Magda. Il est abandonné ».

Ostrian hésita.

-« Mais pour ça ... ».

-« Il faut être inscrit au rôle des attributions ».

Faisant signe à son acolyte de ramasser le blessé, il sortit en rage de l'auberge.

-« Tu sais te faire des amis, Thrond ».

La jeune femme s'évertuait à nettoyer le bar recouvert de sang, regardant le guerrier avec un regard légèrement réprobateur mais affectueux.

-« C'est un don chez moi, Edgis. Donnes moi une chambre s'il te plait. Une qui ferme. Je suppose que les employés fouillent encore les bagages des étrangers ? ».

La jeune femme éclata de rire.

-« Tu te souviens de ça ? »

Elle le regarda gentiment.

-« Toi, tu ne risques rien ».

*****
***


Assis sur une borne dans l'arrière cour de l'auberge, Thrond vidait une énième chope de bière, cherchant à noyer le visage de sa vanir dans le liquide mousseux. Les enfants d'Edgis jouaient sous le regard d'autres enfants. Il se leva pour les observer. Bizarrement, ils n'avaient pas peur de lui.

-« Qu'est ce que vous regardez, les gosses ? ».

Le plus hardi montra du doigt les deux enfants dans la cour.

-« Eux, ils ont des jouets, de beaux jouets ... ».

Son regard envieux lui rappela son propre dénuement d'enfant.

- « Je dois pouvoir m'occuper de ça si vous faites votre part de travail ».

Les gosses s'agglutinèrent autour de lui alors qu'il donnait ses ordres.

« Toi vas chercher des chutes de tissus chez la ravaudeuse, toi va prendre de l'osier chez le vannier, toi tu vas prendre tout les débris du petit ravin, toi tu vas couper des petites branches, toutes les tailles et toutes les longueurs ... ».

Pendant que la nuée s'envolait, il sortit un petite table dans l'arrière cour et emprunta dans une remise une caisse d'outils.

Après avoir réceptionné la moisson des enfants, il passa le reste de la journée à leur confectionner des jouets avec ce qu'il avait sous la main : carrioles, chevaux, soldats, poupées …. Comme il le faisait enfant pour ses frères et soeurs.

Quand le jour baissa, il se leva difficilement et après avoir pris soin de s'enfermer, s'écroula sur son lit, assommé par la bière qu'il avait passé la journée à boire.

*****
***
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